Elisabeth BONNET DES TUVES

Mariée depuis 30 ans à François, mère de trois enfant adultes, Elisabeth Bonnet des Tuves fait partie des formateurs de l’ISP depuis sa fondation, elle enseigne sur le développement de l’enfant, les enjeux de la postmodernité, et également sur le savoir-être de l’enseignant.

Pratiquant la psychothérapie en cabinet près de Toulouse (avec une spécialisation dans l’accompagnement des couples et des familles), formatrice d’animateurs d’ateliers parents, elle a depuis plus de 20 ans toujours été proche de l’éducation chrétienne, en tant qu’intervenante auprès des enfants, mais aussi des enseignants et des parents.

Son cœur est depuis toujours tourné vers la famille, les relations non-violentes, le respect de l’individualité de chacun et une compréhension de plus en plus affinée des temps que nous vivons.

Comprendre et rejoindre l’enfant, l’adolescent et le jeune d’aujourd’hui. La transition du 3ème millénaire.

 

Un thème à découvrir du 15 au 19 avril 2019 à l’Institut.

 

Avez-vous remarqué que certaines choses qui fonctionnaient avec les enfants ne marchent plus aussi bien ? Aimeriez-vous mettre des mots plus précis sur les changements que vous avez observés ? Souhaitez-vous mettre ce temps à part pour mieux comprendre et mieux appréhender les générations qui arrivent ? Alors cette semaine est pour vous, nous souhaitons qu’elle puisse vous donner un bel élan pour continuer votre œuvre, riches de nouvelles ressources. Elle peut également être mise à profit pour repenser son action, se redonner de nouveaux objectifs ou renouveler sa motivation.

Tous les professionnels travaillant avec l’humain l’ont constaté : l’enfant d’aujourd’hui est très différent de celui d’hier. Des comportements, des attitudes surprennent et souvent aussi choquent. L’on va parler d’opposition, d’agitation, de défaut d’attention, de manque de respect, d’inconséquence, de légèreté etc. Au-delà des séquences difficiles à gérer, l’on perçoit une mutation d’une ampleur démesurée, un véritable changement de monde. Cela peut faire peur, susciter la nostalgie, le découragement, l’autodisqualification d’une part ou d’autre part le jugement, la culpabilisation, voire le rejet de l’autre.

Une large partie descriptive de la formation s’attachera à observer ces phénomènes sous différents angles avec diverses focales. Mais cela ne suffit pas pour négocier la transition, il nous faut effectuer tout un travail intérieur, un véritable virage dans nos conceptions et nos habitudes. Cela demande du courage, une certaine lucidité et un choix délibéré d’ouverture. Nous pouvons nous aider les uns les autres dans ce travail et pour cela nous laisserons une bonne place aux échanges et à la parole de chacun, dans un climat d’entraide et de bienveillance.

Bien entendu il ne s’agit pas de renoncer à ce que nous sommes, à nos valeurs, à ce qui nous motive, loin de là. Il s’agit de traduire autrement, de donner d’autres formes à ce qui nous anime, traduire autrement ce qui a été et restera le socle de notre travail avec les enfants et les jeunes. Paradoxalement, c’est en acceptant de négocier ce virage que nous retrouverons encore plus précisément ce à quoi nous sommes appelés. Nous resterons pendant ces temps ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu, Parole pour l’humain avec ses universaux et aussi Parole pour chacun, ajustée et personnalisée. Ainsi nous veillerons à un climat particulièrement bienveillant et patient avec chacun, évitant la brusquerie, la condescendance, le jugement ou le rejet de quiconque. Chaque participant s’engage à contribuer à ce climat dans la mesure de ses possibilités.

NB : il ne s’agit pas de développement personnel ou de guérison intérieure, mais d’un travail d’accompagnement au changement dans les représentations, les objectifs, les regards sur l’autre et sur le monde. Nous resterons transparents quant à nos vécus, sans entrer dans l’intime.